Nos communiqués

  • juin
    27
    20

    Appel pour le Blaireau et la sauvegarde des Cervidés sur le massif de Fontainebleau


    Message de Virginie BOYAVAL, Experte sur les Blaireaux, Directrice d’un Centre de soins.

    Bonjour à tous,
    Voici une réponse que je viens d’envoyer à une certaine Marie-Chantal Simonnet, présidente des lieutenants de louveterie et de l’association creusoise des équipages de vènerie sous terre, habitant à Chambon sur Voueize (23), suite à des propos dans un article du journal La Montagne.

    Madame,
    En tant qu’éthologue et spécialiste du comportement du blaireau depuis plus de 15 ans, je suis scandalisée de lire vos propos, je cite:
    « La vénerie sous terre est une chasse passionnante qui attire beaucoup de femmes et d’enfants. c’est marrant parce que les gamins aiment bien se coucher à terre pour écouter le chien! …partie de chasse familiale et ludique. ça ne les stresse pas outre mesure, vous savez des fois on trouve des blaireaux endormis, que ça n’a même pas dérangé, qui s’en foutent. Ils sont comme nous, ils ont besoin de stress parfois pour se défendre et vivre. Et puis les animaux n’ont pas le même ressenti que nous, ils ne vont pas subir le stress comme nous. Au 15 mai, ce ne sont plus des bébés, quand on attrape des jeunes, ils circulent déjà tout seuls, ils sont presque aussi gros que leur mère. Et c’est normal, pour réguler, il faut prendre des mâles, des femelles et des jeunes, un tiers de chaque.« 
    Comment pouvez-vous dire qu’ils ne ressentent pas la même chose que nous, cela vous arrange de faire l’autruche et d’ignorer le ressenti des animaux. Comment pouvez-vous être certaine qu’ils n’ont pas le même stress que nous. N’oublions pas que l’humain est un animal. Vous avez une mentalité rétrograde pour croire encore que les animaux n’éprouvent pas de sentiments.
    Je peux vous assurer que les blaireaux, entre-autres, que je connais très bien, ont des émotions et du stress tout comme nous.


    De plus, au 15 mai, oui ce sont encore des bébés (tels vos propres termes), ou plutôt des enfants (si l’on veut humaniser !), ils sont encore dépendants de leur mère et sont incapables de survivre seuls. J’ai des données sérieuses et scientifiques et ce n’est pas parce qu’ils vadrouillent seuls en dehors de leur terrier, qu’ils sont capables de trouver leur nourriture seuls. Ils continuent d’allaiter leur mère pendant au moins 3 mois. En sachant que les naissances s’étalent de janvier à fin mai. J’ai déjà récupéré début juillet, un blaireautin où l’ensemble de sa dentition n’était pas présente. Sa famille avait été tuée par des chiens et ce jeune blaireautin se laissait mourir.
    Comment pouvez-vous être aussi ignorante sur la biologie et le comportement de ces animaux, alors que vous les tuez !
    De plus, je reviens sur une de vos remarques, « ils ont besoin de stress pour se défendre et vivre ». Déjà, il faudrait leur laisser la possibilité de vivre. Donc, selon vos propos, vous aussi, vous avez besoin de stress pour vivre?!

    Ces animaux ont des prédateurs, comme les sangliers, les hiboux Grands-Ducs, les loups…Ils sont victimes des maladies et des activités humaines (destruction de leur habitat, routes…) Je pense qu’ils n’ont pas besoin de vénerie sous terre pour apprendre le stress. Rien que de rencontrer des humains, ils sont stressés.

    Et pour finir, vous dites que c’est marrant de voir les gamins coucher à terre pour écouter le chien… Pour ma part, je trouve ça moins marrant que des enfants assistent à ce genre de barbarie. C’est leur inculquer un esprit pervers et narcissique, sans aucun respect de la nature et du monde du vivant.

    Je préfère voir les enfants en affût pour observer les blaireaux vivre leur vie libre et sauvage, ou couchés à écouter les merveilles de la nature plutôt que les atrocités et la souffrance animale.
    Je ne comprends pas qu’une femme comme vous, en tant qu’infirmière s’occupant de personnes âgées tienne des propos monstrueux et cautionne la cruauté animale, n’est-ce pas contradictoire avec votre métier?
    Virginie Boyaval
    Association MELES www.meles.fr
    Et pour finir, voici une photo coup de coeur de mon photographe, Sébastien Brunel, qui veut mettre en avant la relation enfant-animal. Un message transmettant une relation d’espoir pour le respect du vivant.

    Des nouvelles d’une « protégée » du Centre de Soins de Virginie BOYAVAL

    Bonjour à tous,

    Vous vous souvenez de la dernière petite renarde récupérée qui a été percutée par une voiture. Elle avait eu un choc cérébral. Aujourd’hui, elle va beaucoup mieux malgré parfois quelques désorientations, elle est très vive et mange très bien. Elle a rejoint l’enclos de réhabilitation où se trouvent les autres renardeaux. Un sauvetage réussi !

    Très belle journée à vous

    Virginie BOYAVAL
    www.meles.fr

    °°°°°°°°°°°°

    Une pétition CAV (Collectif Anti Vènerie) qui concerne le Massif de Fontainebleau (Seine et Marne), une diminution inquiétante du nombre de cervidés sur le massif

    Pétition CAV http://chng.it/HXYTRY8NHS

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  • juin
    19
    20

    Une élue Maire en action pour la protection de la biodiversité face aux forces de l’obscurantisme soutenues par le Préfet représentant de l’Etat


    Une élue, Catherine LE TROQUIER  Maire en action pour la protection de la biodiversité face aux forces de l’obscurantisme soutenues par le Préfet représentant de l’Etat

    Catherine Le Troquier, maire de Valaire, petite commune du Loir-et-Cher, a pris un arrêté interdisant la vénerie sous terre du blaireau le 13 septembre 2019 sur sa commune.

    Le préfet a contesté la légalité de cet arrêté municipal et a demandé sa suspension en urgence au Tribunal administratif d’Orléans, suspension provisoire accordée par le juge administratif le 25 octobre 2019 en attendant le jugement définitif. Le mercredi 1er juillet prochain aura lieu l’audience pour défendre cet arrêté municipal, son bien-fondé et sa légalité.Un maire peut utiliser son pouvoir de police générale pour la prévention des troubles à l’ordre public en cas de circonstances locales particulières.

    Parmi les motivations de cet arrêté, il y a la prévention de la santé publique contre le risque sanitaire de zoonose, risque lié au déterrage des blaireaux, puisque le département du Loir-et-Cher est classé en zone 2 de surveillance tuberculose bovine. Cette pathologie issue des élevages bovins conduit souvent à l’abattage des troupeaux et est transmissible à la faune sauvage (cerf, sanglier et blaireau) aux chiens de chasse et aux humains.

    Dans le rapport de l’ANSES, agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (août 2019), il est mentionné : La vénerie sous terre est déconseillée dans les zones de prospection de département de niveau 2, en raison du risque de contamination pour les équipages de chiens, pouvant ensuite être un relais de contamination pour l’Homme.

    Un autre argument est la protection de la dignité humaine, les actes de cruauté et de barbarie sont indignes de l’Humanité. Ils sont incompatibles avec le projet communal de protection de la biodiversité engagé sur Valaire depuis plusieurs années, projet touristique et économique.Enfin, le blaireau est une espèce protégée par la Convention de berne, et ni la chasse ni le déterrage ne doivent mettre sa population en péril. Or, il n’existe aucune donnée fiable sur la population des blaireaux, pas plus dans le Loir-et-Cher que sur la commune de Valaire. Un inventaire de biodiversité communale est en cours de réalisation pendant deux ans.

    Tuer des blaireaux sans en connaître sa population est illégal et le Maire s’oppose à tout risque de mettre leur population en péril.La protection de la biodiversité est l’affaire de tous, les élus doivent montrer l’exemple.Le rapport au Vivant doit évoluer dans l’intérêt de l’Humanité.La démarche de Catherine Le Troquier est novatrice. Son action est soutenue par de très nombreuses associations, personnalités, élus, parlementaires.

    L’audience aura lieu le mercredi 1er juillet 2020 à 9h45 au Tribunal administratif d’Orléans

    https://mail.ovh.net/roundcube/?_task=mail&_frame=1&_mbox=INBOX&_uid=13797&_part=2&_action=get&_extwin=1

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  • juin
    16
    20

    Avec la chasse on en fini pas de « battre la salade »… Les mêmes poncifs, les mêmes éléments de langage sans cesse


     

    https://www.franceinter.fr/emissions/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-16-juin-2020


    Curieuse émission que cette émission intitulée : La chasse, une pratique écolo ?

    On a parfois l’impression que la réflexion et les commentateurs tournent en rond en répétant les mêmes poncifs, ne parvenant pas à élever la réflexion, à se demander si tout cela n’est pas finalement un peu voulu, calculé, : car sachez le, le chasseur est avant tout un amoureux de la nature et des animaux, il est bien le seul à connaître la nature et à être un représentant du monde rural, tous leurs contradicteurs ne le sont que parce qu’il sont des citadins éloignés d’une nature et des pratiques de chasse qu’ils ne connaissent pas (la preuve donnée par le premier « témoin », dès qu’il a connu la chasse, il a apprécié les chasseurs…)… mais bon ne sombrons pas dans ce qu’on pourrait nous reprocher comme du « complotisme »… Toujours est-il que nul doute que cette émission ne vient pas par hasard : la chasse est mise en cause de façon plus ou moins directe, ces derniers temps ce fut la chasse à courre, puis le déterrage, puis maintenant un intergroupe de parlementaires qui visent « les chasses dites traditionnelles »… Bref depuis longtemps maintenant lorsque la chasse se sent attaquée, elle riposte de suite en diffusant ses poncifs, ses lieux communs, ses éléments de langage, en trouvant des bons petits soldats qui mettent du coeur à la tâche.

    Ce fut le cas aujourd’hui avec cette étrange émission, qui dès l’entrée avait un caractère bancal : le référent, principal interlocuteur était un sociologue/chercheur/chasseur, qui s’est efforcé de préciser qu’il faisait la part de choses… Nous voilà rassuré…puis a suivi le premier témoignage d’un auditeur qui très habilement a pu exposer l’essentiel des poncifs reprisant l’image pouvant être écornée de la chasse, il fallait retenir que les chasseurs sont des personnes stables psychiquement, intelligents même, qu’ils font preuve de discernement, qu’ils font attention à ce qu’ils font, qu’ils avaient tué un sanglier (très gros) mâle, qu’ils n’auraient pas tué une femelle ou un jeune, qu’ils ont mis une bague , que d’ailleurs le sanglier n’est pas en voie de disparition et qu’il commet des dégâts dans les cultures… Bref que vient-on leur chercher des poux dans la tête, et d’ailleurs ce monsieur les a trouvés tellement sympathiques qu’ils ont échangé leurs numéros de téléphones… fermer le ban tout est dit… Et puis il manquait les chasseurs écologistes : ils entretiennent des zones humides favorables à la biodiversité (où ils se postent dans des huttes et y mettent des appâts vivants afin que de pouvoir attirer et tirer leurs congénères qui y viennent se reposer) et qu’on se le dise sans les chasseurs plus de sentiers dans les campagnes car il sont les seuls à les entretenir, tout le reste, ce ne sont que des dérives et cela relèverait de l’anecdotique, rien à voir avec le caractère sublime de la chasse qu’on ne peut ressentir qu’en la pratiquant…

    Bref le mensonge, la tromperie ne tuent pas nous en avons eu encore aujourd’hui la démonstration.

    Deux points ont été effleurés : la violence. Car la chasse, ce n’est pas contestable, est une pratique ludique violente et… létale. Et la pêche qui subit petit à petit la même tension éthique que la chasse (et oui le poisson souffre lorsqu’il est agressé physiquement…).

    Encore un coup d’épée dans l’eau…ou un bon coup de com de la FNC… Via le média national France Inter…

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  • juin
    11
    20

    Pour la chasse peu importe les espèces en déclin, à protéger ou protégées… C’est la vie qui doit tomber


     

    Aujourd’hui c’est à nouveau un ours qui est tué : Rien ne change, d’ailleurs y a-t-il une volonté politique pour que ça change ? Ah oui l’État va porter plainte… (un jour), pensons nous sérieusement que les tueurs vont avoir peur…. ? Qu’une (vraie) enquête sera diligentée avec cette hypocrisie assumée…

    « Un ours a été découvert mort dans les Pyrénées, en Ariège, ce mardi 9 juin 2020. Son corps comportait des traces de balles. L’État et les associations de défense de l’animal ont annoncé qu’ils allaient porter plainte. »

     » En permettant les tirs d’effarouchement, l’Etat a fait le jeu de l’opposition. Quand on est autorisé à porter un fusil sur les estives, on ne sait pas toujours de quoi il est chargé. On avait prévenu que ça pouvait arriver » dit Sabine Matraire, vice présidente de FERUS.

     

    Hier c’était un lynx. Comme le loup, comme l’ours, comme le renard, tuer un animal prédateur donne sans doute au chasseur/braconnier une jouissance particulière.

    S’agissant du lynx les chasseurs parlent ouvertement de régulation, voici ce qu’ils disent dans « Le livre blanc des prédateurs », une sorte d’incitation au braconnage :

    « La position des chasseurs français sur le lynx d’eurasie septembre 2008

    Les chasseurs français ne sont pas opposés à la présence du Lynx et le reconnaissent comme un élément parmi d’autres de la biodiversité sur notre Territoire, là où il s’est naturellement et durablement implanté.

    C’est le cas en particulier dans le massif du Jura, où la colonisation s’est réalisée à partir des animaux venus de Suisse et qui se sont installés et reproduits.

    Cela n’induit pas que cet animal, pour lequel un risque de disparition est aujourd’hui exclu, doive continuer de faire l’objet d’une protection totale qui confine à la sacralisation. Le lynx a été un révélateur de l’excellente gestion des ongulés par les chasseurs puisqu’il a ainsi bénéficié de ressources alimentaires qui ont favorisé son développement.

    Mais il occasionne également des dégâts sur les troupeaux de moutons, et fragilise le devenir des populations de chevreuils et de chamois, voire les met en péril localement. Comme pour les autres grands carnivores, il doit donc lui aussi se soumettre aux principes du développement durable, qui prescrivent l’équilibre entre les dimensions environnementales, socio-culturelles et économiques.

    La position des chasseurs français exprimée ici est principalement d’ordre cynégétique et concerne surtout la co-existence équilibrée entre le Lynx et la chasse, cette coexistence débordant sur des aspects liés au développement des territoires ruraux et à la place dévolue à l’homme et à l’animal en moyenne montagne. » http://chasseurdefrance.com/wp-content/uploads/2014/12/LIVRE_BLANC_PREDATEUR.pdf

    Ce n’est pas l’avis du Centre Athénas, Centre de soins pour animaux sauvages « spécialisé » dans l’accueil du lynx :

    « Comme toutes les décisions susceptibles de provoquer des réactions, celle-ci est passée très discrètement, le 12 juillet dernier : Le Préfet du Jura a validé par arrêté le Schéma Départemental de Gestion Cynégétique pour le Jura. Le problème avec ce document, c’est qu’il parle ouvertement de programmer la régulation de grands prédateurs, et l’évolution du statut de protection du lynx. Monsieur le Préfet, avez-vous oublié que ce genre de décision ne relève pas de votre compétence ? Le lynx est en effet une des espèces non « décentralisées », de compétence ministérielle. Il est également protégé par un arsenal législatif et réglementaire européen, en particulier la Convention de Berne, auquel la France doit se conformer.

    D ans leur souci de plaire au lobby de la chasse pour faire écho aux amitiés présidentielles, les services de l’Etat oublient-ils que le lynx est une espèce strictement protégée, de surcroît menacée, comme cela a été rappelé lors de l’Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN) réalisé par l’IUCN (International Union for Conservation of Nature) et le Muséum National d’Histoire Naturelle ?

    Nous avons donc introduit un recours gracieux auprès du Préfet du Jura pour lui demander de retirer cet arrêté. Nous espérons qu’il prendra la bonne décision dans le sens de l’intérêt général et pour la conservation du lynx et de son statut d’espèce protégée. S’il ne le fait pas (il est vrai que ce printemps il a qualifié les associations environnementales de fléaux à combattre), nous nous réservons la possibilité de poursuivre notre action devant la juridiction administrative pour obtenir l’annulation de cet arrêté.

    Contexte :
    Pour mémoire, la Fédération des Chasseurs du Jura a initié un projet nommé Programme Prédateur Proie (PPP), dont le fondement consiste à capturer 10% de la population de lynx tous les ans pendant 10 ans pour l’équiper de collier GPS (et renouveler les colliers) afin de comparer le prélèvement des chasseurs à celui du lynx, et en engrangeant au passage des subventions. Ce projet, à fins purement cynégétiques, et dont toute action de conservation est absente, jugé dangereux pour l’espèce et non concerté, a reçu à deux reprises le veto du Conseil National de Protection de la Nature (CNPN). Pourtant, il reçoit depuis plus de deux ans le soutien éhonté de l’ensemble des services de l’Etat, qui, passant outre l’avis des scientifiques et des connaisseurs de l’espèce, cherchent à l’imposer dans le PNA lynx (Plan National d’Action commandé par Nicolas Hulot juste avant sa démission). Une haute fonctionnaire du Ministère de l’Ecologie a même clairement annoncé la couleur en réunion devant 40 acteurs associatifs : « si vous voulez proposer des actions au PNA, il faudra transiger et accepter le PPP ».
    Très prochainement, début octobre, la DREAL Bourgogne Franche-Comté organise une réunion pour peindre le PPP en vert à fleurs roses. En clair, des agents de l’administration en charge de l’Ecologie se donnent un mal de chien et déploient un zèle incroyable pour défendre le projet des chasseurs, honni par la totalité des autres acteurs, en utilisant la carotte (aides financières) ou le bâton (pas d’aides financières). Exemple, la Fédération des chasseurs du Jura s’est vu attribuer une subvention de 30 000 € pour ce projet non autorisé (captures de lynx). A notre question sur la redistribution de cette somme (en théorie ) non utilisée, il nous a été répondu que ce n’était plus disponible pour le lynx. Peut-être ne sommes nous pas assez lisses ?
    Ainsi, toutes les opérations de sauvetage, capture d’orphelins, interventions pour prise en charge d’adultes accidentés, soins vétérinaires, rel
    âchers, achat et pose de colliers GPS, suivis de terrain, sensibilisation et information de la population (autre obligation relavant de la convention de Berne) mises en place au niveau national et assurées par notre structure seule, ne reçoivent de l’Etat que 7 500 € par an, soit moins de 10 % des dépenses encourues par notre association pour le lynx.

    A l’heure où l’on parle de disparition massive des espèces, d’urgence climatique, de nécessaire réorientation des priorités, on continue les petits arrangements entre personnes de bonne compagnie, pour satisfaire des besoins catégoriels très éloignés de l’intérêt général.

    Une fois encore, nous mettons les pieds dans le plat, mais sommes hélas bien seuls. Nombreux sont ceux qui préfèrent se taire pour bénéficier des miettes du festin cynégétique. Ne rien faire, c’est laisser faire : https://www.athenas.fr/regulation-du-lynx-le-centre-athenas-dit-non-au-prefet/ : « Il s’agit d’un délit qui porte une atteinte grave à la biodiversité », s’est émue la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), qui précise que le lynx boréal est une « espèce considérée comme menacée en France où il est strictement protégé ». Ces félins sont particulièrement mal vus par les chasseurs, car ils prélèvent bon nombre de proies.

    Début février, le Centre Athénas, basé dans le Jura et spécialisé dans la sauvegarde du lynx, avait déjà déposé trois plaintes pour des faits de « braconnage » à Fontenu (Jura), Les Planches en Montagne (Jura) et Fellering (Haut-Rhin, dans le massif des Vosges). Il dénonce par ailleurs « l’évidence du braconnage » des lynx, attesté par « la découverte de cadavres » et « l’apparition récurrente de jeunes lynx orphelins ».Il a été découvert mort dans un ravin à Ivrey, dans le Jura, le 17 mars,victime d’une gerbe de plombs. Un lynx boréal, seul grand félin sauvage présent en Europe et espèce menacée en France, été retrouvé tué par arme à feu, où une enquête pour braconnage a été ouverte. Selon le procureur de la République de Lons-le-Saunier, Lionel Pascal, « la thèse privilégiée est celle d’un acte volontaire ». Le magistrat a ouvert une enquête pour « destruction d’une espèce protégée ». Ces faits sont passibles de peines lourdes, allant de trois ans d’emprisonnement et de 150 000 € d’amende, jusqu’à sept ans de prison en cas de circonstances aggravantes comme celle de « bande organisée », a ajouté le procureur. »

    Il est à noter l’incohérence des services de l’État, entre le Préfet qui prend des décisions contraires à sa mission de protection et la DREAL qui rappelle la réglementation et à ce jour à notre connaissance, aucune plainte devant être suivie d’une enquête n’a aboutie.

    Concernant les espèces en déclin, à protéger, ou protégées, « pour la Fédération nationale des chasseurs (FNC), qui se dit engagée dans le processus de gestion adaptative depuis le début, l’interdiction générale de la chasse pour ces espèces ne garantirait pas une meilleure conservation. D’après son directeur général, Nicolas Rivet, c’est même la FNC qui a demandé une gestion adaptative pour les tourterelles des bois : «Il faut prendre en compte l’intégralité de la voie de migration. Souvent, les mauvais résultats de conservation ne viennent pas de la chasse mais de la disparition des habitats et de l’agriculture intensive.»

    Conclusion logique : les espèces sont en voies de disparition mais comme ce n’est pas à cause de la chasse, continuons à les détruire…

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  • juin
    09
    20

    La mafia de l’obscurantisme tenaille nos territoires


    Si tous les chasseurs ne sont pas des êtres demeurés, l’obscurantisme, l’hébétude psychique, le dessous de zéro de l’empathie, la jouissance de dominer et de nuire, parcourent les chemins, les lisières de bois et forêts, les clôtures, occupent et interdit les espaces communs.

    Face à la protestation, générée par la volonté du gouvernement d’aider les chasseurs à pouvoir assouvir leur passion dès que possible, dès la fin de la période de confinement, en ne perdant rien du temps qu’ils consacrent à tuer depuis des décennies au 1 juin, le chevreuil (mâle), le sanglier, le renard, les chasseurs réagissent en usant de leurs armes psychologiques préférées… L’intimidation et la menace...

    Alors devons-nous avoir peur ?

    Oui, nous pouvons avoir peur, face à des êtres armés sans foi ni loi, en communion avec la mort, pratiquant l’intimidation, la menace, l’agressivité, la violence désinhibée, et surtout forts du soutien complaisant et indéfectible du pouvoir et de l’appareil judiciaire.

    Nous ne sommes pas seuls à avoir peur, et c’est ce qui nourrit notre engagement : cette terreur qu’ils perpétuent envers leurs proies, animaux à plumes et à poils auxquels nous nous sentons solidaires face à l’ignoble injustice dont ils sont victimes. C’est cette injustice qui nourrit notre militantisme.

    Nous nous sentons investit d’un devoir de résistance.

    Seule l’abolition de la chasse peut mettre un terme à ce climat d’oppression et de menace.

    Nous pensons à notre ami Pierre Rigaux, aujourd’hui particulièrement exposé.

    #SurLeFront : la dénonciation des élevages de gibiers

    "Le but, c'est de me faire taire"Le naturaliste Pierre Rigaux est victime de menaces à cause de ses enquêtes sur la chasse.Il révèle notamment qu'un animal sur quatre tué par les chasseurs en France provient en fait… d'un élevage !Face aux intimidations, nous lui donnons la parole.#SurLeFront francetv slash

    Publiée par Hugo Clément sur Mercredi 10 juin 2020

    Plus nous pourrons lui manifester notre soutien, mieux il sera protégé.

    [ Vous pouvez le soutenir là 👉 http://bit.ly/TipeeeRigaux  ]

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  • mai
    31
    20

    La jouissance éructive du chasseur


    La jouissance de donner la mort est bien vivante dans notre société paraît-il moderne, soit disant évoluée et se revendiquant (il est vrai de moins en moins) des lumières…

    La scène est effroyable mais bien réelle, et il faut saisir cet instant où l’homme jouit de la façon la plus immonde, comme le font sans doute sur d’autres champs de guerres les trancheurs de têtes…

    Il jouit parce qu’il en a légalement le droit, la société représentée par nos législateurs et le pouvoir politique, soit regarde ailleurs soit encourage ces pratiques.

    https://www.facebook.com/pierre.rigaux.naturaliste/videos/910576032703387/

     

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  • mai
    23
    20

    Nouvel ouvrage de Pierre RIGAUX : Etonnants Lapins


    📣 PUB ! Mon nouveau livre  » Étonnants lapins » est paru, joyeusement illustré par Marion Jouffroy 🎉
    Pourquoi écrire un livre sur les 🐰🐰🐰 ? D’abord parce qu’il n’existait que très peu de livres en français consacrés à ces animaux passionnants ; ensuite et surtout, parce que l’histoire des lapins est aussi celle de la folie des humains.
    Élevés par milliards à travers le monde, menacés dans leur écosystème d’origine, lâchés ailleurs puis pourchassés comme « nuisibles », les lapins sont devenus bien malgré eux le parfait exemple des conséquences désastreuses de l’emprise des humains sur les animaux et la nature.
    Écrire ce livre m’a passionné. Bien sûr, j’avais déjà une certaine connaissance de ces petits êtres attachants ; mais en faisant des recherches pour préparer le livre, j’ai appris beaucoup de choses sur leur histoire… et sur l’histoire commune entre eux et nous. J’espère que aimerez autant le livre que j’ai aimé l’écrire.
    Pas de chance : le livre est sorti au début du confinement… donc il est vite rentré au fond de son terrier ! Il est désormais disponible en librairie, en tout cas chez une partie d’entre elles, étant donné le bazar post-confinement. Renseignez-vous auprès de votre libraire ; vous pouvez lui commander le livre, ainsi que sur les sites de vente en ligne. Privilégions les librairies indépendantes 🙏
    96 pages
    12€90
    Éditions Delachaux et Niestlé
    > https://cutt.ly/KyOFbB0

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  • mai
    23
    20

    Soyons réalistes, exigeons l’impossible : l’abolition de toute pratique prédatrice


    Ce vendredi 22 mai 2020, journée mondiale de la biodiversité, 14 associations et fondations qui agissent dans ce domaine remettent leur livre blanc « Pour que vive la nature » à la Ministre Elisabeth Borne.

    Espérons que cette nouvelle tentative d’influer sur le cours des atteintes portées à la nature portera ses fruits.

     

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  • mai
    21
    20

    La société a un devoir de protection envers ses concitoyens.


    Un chasseur tue une femme en poursuivant un cerf dans l’Aveyron : un an de prison avec sursis.

    Certaines formes de jouissances liées à des pratiques individuelles portent atteinte à la sécurité de tous : le plaisir de tuer en est un exemple. Le chasseur perd toute forme de discernement et de raisonnement, avec une arme mortelle, porté par une tension paroxystique il assouvit sa jouissance emportant dans la mort tout ce qui peut être dans la direction de son arme, une femme dans son jardin, un homme dans sa barque, un vététiste, un joggeur, un ramasseur de champignon, son frère, son fils, son père…

    La société sait, elle laisse faire et jusqu’au bout elle n’assume pas. Car certains ont tué 2 fois et s’ils ont peut être perdu le droit de continuer à tuer ils auront toujours bénéficié de circonstances atténuantes : au fond la société s’accommode de cette violence, pire par son organisation politique et avec ses institutions elle l’encourage.

    L’avenir est entre les mains des citoyens, et dépend de leur volonté de faire évoluer la civilisation….

    https://www.sudouest.fr/2020/05/07/un-chasseur-tue-une-femme-en-poursuivant-un-cerf-dans-l-aveyron-un-an-de-prison-avec-sursis-7466508-4697.php?fbclid=IwAR2xhG_ddyyrIPM3s2EVqClTCnHoQHTuhl6l5UA7KiZoZ2JHR4CRVHLvPqw

     

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  • mai
    19
    20

    Réforme (pour) de la chasse, si si vous ne rêvez pas…


    OYEZ braves gens voici la Xième Réforme de la chasse, mais cette fois ci notre gouvernement pense sans rire avoir entendu les défenseurs de la cause animale car, il est question de « Prise en compte du bien-être animal »…
    NON nous ne rêvons pas… le bond en avant est prodigieux nul doute que l’on va se sentir soulagés par la pluie de mesures : Charte sur la chasse à courre (pour la curée hors de la vue des passants), amélioration du bien être animal dans la vènerie sous terre…! (c’est écrit, il fallait le dire…), et un travail de concertation engagé pour prendre en compte le bien être animal….OUF!!!!!
    Finalement ils vont peut être nous habituer à l’hypocrisie ambiante assumée comme pratique gouvernementale… C’est quand même intitulé : « BIODIVERSITE. Tous vivants »…Enfin sauf ceux à qui on donnera la mort par plaisir.

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