Nos communiqués

  • septembre
    13
    20

    Les monstres tueurs et… les héros soigneurs EUSE de la vie


    Vous le savez il y a ceux qui jouissent, et veulent jouir sans entrave du plaisir de donner la mort, et d’assouvir leur penchant à la cruauté, et ceux qui, souvent dans l’ombre consacrent une grande part de leur vie à sauver, soigner et choyer les êtres vivants.

    Il y a 15 ans, Virginie Boyaval créé l’association MELES (www.meles.fr) , suite à sa rencontre avec une blairelle blessée au bord de la route, qu’elle apprendra à soigner.

    Depuis Virginie n’a pas failli dans son engagement. Elle a créé un Centre de soins et recueille les animaux sauvages.

    Voici une compilation, de ses dernières communications au sujet de ses pensionnaires, et de ses actions aussi humanistes qu’animalistes :

    C’est la première année que nous récupérons autant d’espèces différentes: 2 écureuils, 2 martres, 1 belette, 80 hérissons jusqu’à ce jour, 7 blaireaux, 5 renardeaux, 2 fouines, 2 chevreuils… et aujourd’hui, les appels continuent d’affluer notamment pour les bébés hérissons de l’automne. Mais nous n’oublions pas notre combat pour protéger les blaireaux et redonner une autre vision. Malheureusement, il a encore l’image d’un animal agressif et dangereux. A titre d’exemple, lundi dernier, nous avons reçu un appel d’un particulier qui a essayé de trouver une solution pour sauver un blaireau tombé dans une piscine vide. Personne ne voulait l’aider: les pompiers, l’OFB, les vétérinaires, même le centre de soins pour la faune sauvage le plus proche n’a pas voulu le prendre de peur de se faire mordre, prétextant que le blaireau est un animal dangereux. J’ai dû faire appel à un adhérent bénévole, Frantz, qui a pu le récupérer sans problème. Cette blairelle n’a pas montré le moindre signe d’agressivité et au contraire, s’est laissée faire. Après une nuit en observation au centre, elle a pu être relâchée sur son territoire. Merci beaucoup à Frantz H. pour son aide précieuse et ses photos prises de cette blairelle.

    Voici à nouveau des nouvelles des pensionnaires et de MELES. Après une période très intense, vous allez, à nouveau recevoir des infos plus régulièrement. Demain, vous aurez des news de nos blaireaux !!!

    Pour la nouvelle du jour, voici une belle mission réalisée avec l’hôpital pédiatrique de Bullion (78). Comme vous le savez, j’interviens régulièrement auprès des enfants malades pour leur parler des blaireaux et de la biodiversité. Etant donné que cet hôpital a plusieurs hectares de forêt, nous avons décidé de relâcher des hérissons que nous avions en soins depuis plusieurs semaines (Ils pesaient moins de 100 grammes à leur arrivée au centre). Aujourd’hui, ils en pèsent plus de 400 grammes. Ils ont pu être installé dans un enclos construit par les enfants de l’hôpital avant d’être relâché 10 jours plus tard.

    Cette mission est un beau sauvetage et une belle aventure pour les enfants de l’hôpital. Nous souhaitons longue vie à nos bébés hérissons !

     

     

    – Voici des nouvelles de Ciqala, notre petit blaireau qui a une déformation osseuse. Il ne grandit pas, il reste au poids de 3 kilos mais il va bien.

    Je rappelle son histoire, il a été découvert inconscient sur la route le 07 mai, il pesait alors 1,5 kilos.

    Très souvent, les blaireautins qui n’ont plus leur mère, se réfugient sur les routes pour se réchauffer (effet du soleil sur le bitume). Ciqala a dû errer très longtemps tout seul… pas encore sevré, il n’a pas eu suffisamment d’apport en calcium et autres vitamines pour grandir. Très affaibli, il a attrapé des maladies, notamment une gale généralisée dû à un parasite. Il a été récupéré par un centre de soins à Nantes et ils l’ont soigné durant trois mois. Ne voyant pas d’amélioration sur sa morphologie avec un comportement inadapté pour un relâcher immédiat, je l’ai donc récupéré afin qu’il soit dans un espace mieux adapté. Cela fait plus d’un mois qu’il est dans un enclos en forêt avec un vrai terrier: Au début, je l’ai trouvé triste, ne sortant que pour manger, puis peu à peu, il s’est détendu. Depuis 5 jours, j’ai ouvert l’enclos, son comportement a changé radicalement. Il creuse de plus en plus son terrier, il rentre de la paille, joue avec une peluche, il ne se réveille pas avant 21h et s’absente une bonne partie de la nuit (environ 4 heures) pour revenir à son terrier vers 5 heures du matin. Il semble apprécier le confort douillet de la paille !! Malgré sa petite taille, c’est un blaireau qui est capable de se débrouiller seul désormais.

    Nous avons constaté qu’un renard venait le voir régulièrement et Ciqala était très attiré… Je vais continuer le suivi et tenter d’en savoir plus sur ses sorties nocturnes. A suivre…

    – Voici un de nos pensionnaires du jour, un jeune chevreuil a été percuté par une voiture, il était couché non loin de la route, près de son frère ou sa soeur. Sa mère les guettait et ne voulait pas partir. Ce pauvre chevreuil ne pouvait pas suivre sa famille, sa patte arrière étant cassée.

    Une longue mission nous attend….A suivre

    Et voici le lien pour soutenir Virginie et son association :

    https://www.helloasso.com/associations/meles/adhesions/bulletin-d-adhesion-2020-2021

    Pour nos adhérents vous aurez également une communication sur l’association MELES dans notre prochain Bulletin de ce mois de septembre

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  • août
    30
    20

    Seuls les grives et les merles auront le droit de ne pas s’engluer


    Le président mouille sa chemise… Et prépare sa campagne électorale : il interdit la chasse à la glu cette année pour les grives et les merles, bien sûr les autres oiseaux verront que cette pratique abjecte est réservée à ces 2 espèces et passeront leur chemin… Dans sa grande ignorance et son désintérêt total pour tout ce qui concerne la nature et sa protection, le président n’hésite pas à prendre la population pour des imbéciles.

    Et si tout cela n’était qu’un simple calcul politique… car ce serait bien pour mieux autoriser la destruction des palombes … On aurait pu penser qu’intelligent comme on pense qu’il est,  il aurait (enfin) compris qu’électoralement parlant il aurait plus intérêt à répondre aux attentes des protecteurs de la nature plutôt qu’aux intimidations des chasseurs ?

    Par contre son ministre de l’agriculture lui ne semble pas avoir tout compris. En effet nous voyons que le 20 mai dernier le site chassons présente l’initiative du ministre qui affolé par les vocifération des chasseurs annonce  : « Devant l’ampleur des dégâts (des sangliers) qui s’annoncent, le ministre de l’Agriculture a décidé, nous venons juste de l’apprendre, de mettre en place une mesure unique dans le monde de la chasse. Afin d’inciter tous les chasseurs à assurer leur rôle de sentinelle de la nature dès la fin du confinement, Didier Guillaume a annoncé le versement d’une prime exceptionnelle de 1500€ à tout chasseur qui ira……. Chasser. » Ajoutant « Pour financer cette prime conséquente, il semblerait que l’État coupe l’ensemble des subventions versées habituellement à la LPO ainsi qu’à l’ASAPS. Cela devrait largement suffire assure Didier Guillaume. Cette prime va au-delà d’une simple mesure, c’est enfin la reconnaissance inéluctable de l’intérêt de la chasse dans une civilisation, aussi moderne soit-elle. » Montrant entre autre que les chasseurs ne savent pas lire car ceux qu’ils nomment l’ASAPS, c’est à dire l’ASPAS ne cesse de rappeler que contrairement à eux ils ne bénéficient pas de subventions…

    Pendant ce temps la Ministre de l’Ecologie Barbara Bompili pense urgent de dire  qu’elle « n’est pas favorable à l’interdiction de la chasse »…

    Enfin pour compléter l’actualité , toujours en première ligne sur cette question La LPO nous rappelle :

    😡 Hier nous apprenions la fin heureuse du piégeage à la glu. L’infraction ouverte par la Commission Européenne contre la France, dernier pays de l’UE à autoriser cette pratique cruelle et non sélective, aurait dû suffire à justifier cette décision. Mais non, il fallait sûrement faire un nouveau cadeau aux chasseurs en échange !

    Car le même jour, ou faudrait-il dire « en même temps », l’arrêté relatif à la chasse de la tourterelle des bois en France métropolitaine pendant la saison 2020-2021 a été publié au Journal Officiel. Il fixe un quota de prélèvement de 17460 oiseaux pour cette espèce menacée à l’échelle mondiale.

    La LPO a attaqué l’arrêté litigieux dès le jour de sa publication, demandant d’urgence sa suspension immédiate au Conseil d’État. Comme souvent, le gouvernement l’a publié la veille de son application afin de permettre, même en cas de décision suspensive, que la chasse puisse se dérouler le temps de la procédure…

    Lire notre communiqué ▶️ http://bit.ly/CPTourterelle

    Ce matin, Allain Bougrain-Dubourg le président de la Ligue pour la protection des oiseaux a réagi, à la décision du président Emmanuel Macron d’interdire cette année la chasse à la glu pour les grives et les merles.

    « Ce n’est pas le président Macron qui décide de suspendre, mais c’est l’Union européenne qui nous met en demeure, avec un avis motivé. La France – dernier pays d’Europe à pratiquer le piégeage à la glu – doit cesser dans les plus brefs délais. Le Président Macron ne fait qu’appliquer les directives européennes. Alors que tous les Français sont scandalisés par cette pratique, je ne vois pas le Président Macron dire ‘l’année prochaine, on va remettre le couvert », a-t-il déclaré. Et de révéler : « Les piégeurs ont déjà des implants qu’ils ont capturés à la glu. Il y en a plus de 100.000 en cage à l’heure actuelle. Dès lors qu’ils ne peuvent plus chasser de cette manière, je demande à ce que l’on relâche les oiseaux ».

    « Aujourd’hui, je vais aller devant le Conseil d’Etat pour faire un référé contre l’arrêté de Barbara Pompili [Ministre de la Transition écologique] qui vient d’autoriser ce matin la chasse à la tourterelle des bois, alors que leur population s’est effondrée de 80%. L’Europe nous a dit également de cesser le feu. Que fait la France ? Elle va accepter l’abattage de 17.000 tourterelles des bois, contre l’avis des scientifiques, contre l’avis de Bruxelles. Par conséquent, on va aller devant le Conseil d’Etat en référé pour tenter de faire suspendre cet arrêté de la Ministre », a précisé Allain Bougrain-Dubourg en lançant « il faut en finir avec ce massacre des oiseaux à l’agonie ».

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  • août
    12
    20

    La LPO et la lutte contre les chasses dites « traditionnelles »


    « La tradition est ce qui unit les hommes et consolide la société » : Quel rapport avec le massacre d’êtres vivants…

    LPO France· 1 août 2020

    Après avoir été reçu par la Ministre de l’écologie Barbara Pompili le 17 juillet dernier, le Président de la Fédération nationale des chasseurs a cru utile de dénoncer publiquement la fin annoncée du piégeage à la glu, qu’il présente comme une pratique ancestrale, sélective et indolore pour les oiseaux, tout en s’abritant derrière une soi-disant « ruralité » pour mieux se victimiser. Vraiment ? 🤔

    La Ministre n’a pas décidé ni besoin d’interdire le piégeage à la glu. Cette pratique est déjà illégale depuis l’adoption de la Directive oiseaux par l’Union Européenne et sa transposition en droit français. Les gouvernements successifs ont contourné l’interdiction à travers des dérogations en prétextant que ce piégeage était sélectif et contrôlé. La Commission Européenne vient de rappeler la France à ses obligations par un avis motivé début juillet : le gouvernement a trois mois pour faire cesser cette pratique, soit jusqu’à début octobre, ou risquer de lourdes amendes pour quelques milliers de pratiquants qui s’amusent à capturer des oiseaux avec de la colle en région PACA sous couvert de traditions cruelles..

    Car contrairement à ce que prétendent les chasseurs, la chasse à la glu est cruelle, non sélective et peu contrôlée. La LPO a pu le démontrer grâce à des caméras cachées et plusieurs rapports vétérinaires témoignent des dommages irréversibles causés aux oiseaux capturés. De nombreux chasseurs refusent de déclarer leurs sites de piégeage, souvent situés sur des propriétés privées à l’abri des regards.

    A l’image de la société française, les chasseurs d’aujourd’hui sont devenus majoritairement urbains et moins de 5% d’entre eux sont agriculteurs. Les piégeurs que nous avons pu observer dans la garrigue arrivent souvent au volant de 4×4 rutilants en empruntant les pistes de défense contre les incendies, bien loin de l’image idyllique de la campagne traditionnelle ou d’une ruralité fantasmée…

    D’après un sondage IFOP effectué en juillet 2020 : 77% des personnes vivant en milieu rural se déclarent en faveur d’un référendum d’initiative partagée pour le bien-être animal, initiative à laquelle est associée la LPO et dont l’une des mesures proposées est justement l’interdiction de la chasse à la glu 👉 https://referendumpourlesanimaux.fr/

    Suite aux déclarations du président de la FNC, une pétition a même été créée pour que les ruraux ne soient plus les otages de la chasse 👉 https://www.mesopinions.com/…/ruraux-veulent-etre-ota…/98113

    Plutôt que de chercher à opposer de manière irresponsable les villes et les campagnes, il est grand temps de se plier au droit et de répondre à l’attente de la grande majorité des Français, en mettant fin aux chasses traditionnelles.

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  • août
    06
    20

    Refuge Auberge Centre de soins le Vernou


    https://www.facebook.com/levernou/

    https://www.france.tv/france-3/l-heure-d/1862965-julie-au-pays-des-chasseurs.html?fbclid=IwAR0M7PRNHBfozUH2Er6oEs41GrAj2TNnWspcptEtbG9rO-0Uk1TvmWHHQvw

    « Ce n’est pas rigolo, si je suis là c’est pour une cause », ne manquez pas ce beau documentaire! J’ai eu la chance de rencontrer Julie lors d’une journée Veggie à Tours je vous invite à la soutenir

    Le Vernou

    On vous en parle depuis des années,
    On partage des articles depuis des semaines,

    C’est ce soir, à 00h05 sur France 3.

    Je ne saurais dire pourquoi, mais ce documentaire est déjà disponible en ligne.

    Je tenais à m’excuser des propos oppressifs que j’ai pu tenir tout au long de ce film,
    Je dois aussi des excuses à quiconque se sentira blessé par ces images.

    Le tournage a duré 4 ans, sur certaines images je n’ai que 20 ans. L’âge n’excuse rien paraît-il, mais un peu quand même je trouve.

    France 3 titre :  » un combat pour une utopie « 
    Je ne pense pas vivre dans une utopie.
    Je ne suis pas non plus OK avec certaines choses dans ce film, qui ne fait d’ailleurs que survoler de très loin ma vie et celle de mon fils.

    Cependant, je me dois de reconnaître que c’est un très beau travail, mené avec succès et acharnement par Nathalie Pochat Le Roy, que je peux appeler, je crois, une vraie amie.

    Il est évident que ce film est un travail d’équipe, je ne remercierai jamais assez non plus Margot Dumont, La Onda Productions et Thibaud Ader.

    J’aurais aimé mentionner ici les ingénieurs sons, lumières, mais je n’ai malheureusement plus leurs noms.

    Il est évident mais je me dois de le préciser, je n’ai absolument pas la main sur les images, le fil, sa diffusion, ses censures, etc.. Je n’ai également jamais été payée, et je ne le serai jamais je pense.

    A toutes les personnes qui auraient souhaité ne pas apparaître dans ce film, j’en suis désolée, si vous y êtes, cela signifie que vous avez accepté de signer un jour avec la production. Moi-même, il y a des scènes que je n’aurais pas aimé voir à l’écran. Encore une fois, je n’ai la main sur rien.

    A ceux qui sont remplis de haine, soyez tolérants, rien n’est noir ou blanc, et le temps apaise les maux.

    A mon fils, Charlie Laudignon Lehideux-Vernimmen j’espère que tu comprendras un jour pourquoi j’ai accepté de montrer ton visage.
    Si c’est une erreur, je te demande pardon et te présente mes excuses.
    J’espère que ces images t’aideront à comprendre ton enfance si compliquée.

    Enfin, merci à toutes les personnes qui ont cru en ce projet, et qui ont aidé à le monter, car évidemment, si j’avais été seule, rien n’existerait.

    Merci aussi d’avoir lu ce texte, qui est sûrement très incomplet car écrit rapidement sur un coin de table.

    Encore une fois merci.

    Aux courageux qui ont tout lu, ci-joint le lien de visionnage direct : https://www.france.tv/…/1862965-julie-au-pays-des-chasseurs…

    Auberge5 661 J’aime
    Vivent les vaches ...
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  • juillet
    12
    20

    Le Référendum pour les Animaux


    Le RAC s’est associé à l’initiative du Référendum pour les animaux.

    Rappelons qu’il faut que les initiateurs entraînent 185 parlementaires, et qu’il faudra se mobiliser pour obtenir 4,7 millions de signatures.

    En attendant cette initiative a le mérite d’attirer l’attention sur ces thématiques et de faire évidemment évoluer la conscience populaire ce qui contribue à faire avancer notre objectif!

    https://referendumpourlesanimaux.fr/a-propos

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  • juillet
    10
    20

    Selon Chassons.com – Remaniement ministériel : deux bonnes et une mauvaise (bonne) nouvelle pour les chasseurs (car ce n’est pas B.Pompili qui leur fera de l’ombre…)


    La chasse est peut être un bon indicateur de la façon dont nos dirigeants considèrent, la nature, la vie et notre environnement. Tant que les chasseurs se montrent satisfaits de nos dirigeants nous pouvons en tirer les conséquences…

    Communiqué du Site Chassons.com le 7 juillet 2020 :

    Deux bonnes et une mauvaise nouvelle dans le cadre du dernier remaniement ministériel proposé par le nouveau Premier Ministre Jean Castex.
    La première bonne nouvelle est donc la nomination de ce gersois, père de quatre filles, passionné de rugby, petit-fils de paysan et arrière petit-fils de forgeron. Maire d’une commune des Pyrénées-Orientales, Prasdes (6000 habitants), ce dernier nous vient du monde rural qu’il connaît si bien.

    L’autre excellente nouvelle nous vient de la justice avec la nomination surprise d’Éric Dupont Moretti. Le garde des sceaux aura fort à faire dans ce ministère et s’agissant de la chasse nous pouvons compter sur lui pour qu’il veille au grain. En effet, acquittator est un féru de fauconnerie, un défenseur de la corrida et il ne loupe rarement l’occasion de défendre toute forme d’attaque à l’encontre du monde cynégétique. Le dernier souvenir en date était sa prise de parole sur Europe 1 et ses attaques incisives envers Brigitte Bardot et Nagui qui avaient vivement insulté l’ensemble des chasseurs au moment de « l’’affaire du chat ».

    Il risque cependant de se prendre de bec avec la nouvelle Ministre de la Transition Ecologique, Barbara Pompili, ex Europe Ecologie les Verts ayant rejoint la République En Marche il y a maintenant trois ans. De son côté, celle-ci n’a pas du oublier sa rencontre avec le Président Willy Schraen en 2016 lors de l’inauguration de la Maison de la Nature à la Motte-Brebière en Picardie.

    Lors de son discours, le Président des Chasseurs lui avait alors indiqué qu’elle cherchait par tous les moyens à nuire à la chasse et aux chasseurs de France! Elle avait alors répondu qu’un jour, peut-être, dans le monde des bisounours, les chasseurs et les associations de protection de l’environnement pourraient cohabiter.

    Que va donner ce cocktail, difficile de le savoir? Mais si le thème des chasses traditionnelles devait être mis sur la table, gageons que le combat devrait être explosif! Et à ce petit jeu-là, il y a fort à parier que le garde des sceaux aura le dernier mot! …

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  • juin
    27
    20

    Appel pour le Blaireau et la sauvegarde des Cervidés sur le massif de Fontainebleau


    Message de Virginie BOYAVAL, Experte sur les Blaireaux, Directrice d’un Centre de soins.

    Bonjour à tous,
    Voici une réponse que je viens d’envoyer à une certaine Marie-Chantal Simonnet, présidente des lieutenants de louveterie et de l’association creusoise des équipages de vènerie sous terre, habitant à Chambon sur Voueize (23), suite à des propos dans un article du journal La Montagne.

    Madame,
    En tant qu’éthologue et spécialiste du comportement du blaireau depuis plus de 15 ans, je suis scandalisée de lire vos propos, je cite:
    « La vénerie sous terre est une chasse passionnante qui attire beaucoup de femmes et d’enfants. c’est marrant parce que les gamins aiment bien se coucher à terre pour écouter le chien! …partie de chasse familiale et ludique. ça ne les stresse pas outre mesure, vous savez des fois on trouve des blaireaux endormis, que ça n’a même pas dérangé, qui s’en foutent. Ils sont comme nous, ils ont besoin de stress parfois pour se défendre et vivre. Et puis les animaux n’ont pas le même ressenti que nous, ils ne vont pas subir le stress comme nous. Au 15 mai, ce ne sont plus des bébés, quand on attrape des jeunes, ils circulent déjà tout seuls, ils sont presque aussi gros que leur mère. Et c’est normal, pour réguler, il faut prendre des mâles, des femelles et des jeunes, un tiers de chaque.« 
    Comment pouvez-vous dire qu’ils ne ressentent pas la même chose que nous, cela vous arrange de faire l’autruche et d’ignorer le ressenti des animaux. Comment pouvez-vous être certaine qu’ils n’ont pas le même stress que nous. N’oublions pas que l’humain est un animal. Vous avez une mentalité rétrograde pour croire encore que les animaux n’éprouvent pas de sentiments.
    Je peux vous assurer que les blaireaux, entre-autres, que je connais très bien, ont des émotions et du stress tout comme nous.


    De plus, au 15 mai, oui ce sont encore des bébés (tels vos propres termes), ou plutôt des enfants (si l’on veut humaniser !), ils sont encore dépendants de leur mère et sont incapables de survivre seuls. J’ai des données sérieuses et scientifiques et ce n’est pas parce qu’ils vadrouillent seuls en dehors de leur terrier, qu’ils sont capables de trouver leur nourriture seuls. Ils continuent d’allaiter leur mère pendant au moins 3 mois. En sachant que les naissances s’étalent de janvier à fin mai. J’ai déjà récupéré début juillet, un blaireautin où l’ensemble de sa dentition n’était pas présente. Sa famille avait été tuée par des chiens et ce jeune blaireautin se laissait mourir.
    Comment pouvez-vous être aussi ignorante sur la biologie et le comportement de ces animaux, alors que vous les tuez !
    De plus, je reviens sur une de vos remarques, « ils ont besoin de stress pour se défendre et vivre ». Déjà, il faudrait leur laisser la possibilité de vivre. Donc, selon vos propos, vous aussi, vous avez besoin de stress pour vivre?!

    Ces animaux ont des prédateurs, comme les sangliers, les hiboux Grands-Ducs, les loups…Ils sont victimes des maladies et des activités humaines (destruction de leur habitat, routes…) Je pense qu’ils n’ont pas besoin de vénerie sous terre pour apprendre le stress. Rien que de rencontrer des humains, ils sont stressés.

    Et pour finir, vous dites que c’est marrant de voir les gamins coucher à terre pour écouter le chien… Pour ma part, je trouve ça moins marrant que des enfants assistent à ce genre de barbarie. C’est leur inculquer un esprit pervers et narcissique, sans aucun respect de la nature et du monde du vivant.

    Je préfère voir les enfants en affût pour observer les blaireaux vivre leur vie libre et sauvage, ou couchés à écouter les merveilles de la nature plutôt que les atrocités et la souffrance animale.
    Je ne comprends pas qu’une femme comme vous, en tant qu’infirmière s’occupant de personnes âgées tienne des propos monstrueux et cautionne la cruauté animale, n’est-ce pas contradictoire avec votre métier?
    Virginie Boyaval
    Association MELES www.meles.fr
    Et pour finir, voici une photo coup de coeur de mon photographe, Sébastien Brunel, qui veut mettre en avant la relation enfant-animal. Un message transmettant une relation d’espoir pour le respect du vivant.

    Des nouvelles d’une « protégée » du Centre de Soins de Virginie BOYAVAL

    Bonjour à tous,

    Vous vous souvenez de la dernière petite renarde récupérée qui a été percutée par une voiture. Elle avait eu un choc cérébral. Aujourd’hui, elle va beaucoup mieux malgré parfois quelques désorientations, elle est très vive et mange très bien. Elle a rejoint l’enclos de réhabilitation où se trouvent les autres renardeaux. Un sauvetage réussi !

    Très belle journée à vous

    Virginie BOYAVAL
    www.meles.fr

    °°°°°°°°°°°°

    Une pétition CAV (Collectif Anti Vènerie) qui concerne le Massif de Fontainebleau (Seine et Marne), une diminution inquiétante du nombre de cervidés sur le massif

    Pétition CAV http://chng.it/HXYTRY8NHS

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  • juin
    19
    20

    Une élue Maire en action pour la protection de la biodiversité face aux forces de l’obscurantisme soutenues par le Préfet représentant de l’Etat


    Une élue, Catherine LE TROQUIER  Maire en action pour la protection de la biodiversité face aux forces de l’obscurantisme soutenues par le Préfet représentant de l’Etat

    Catherine Le Troquier, maire de Valaire, petite commune du Loir-et-Cher, a pris un arrêté interdisant la vénerie sous terre du blaireau le 13 septembre 2019 sur sa commune.

    Le préfet a contesté la légalité de cet arrêté municipal et a demandé sa suspension en urgence au Tribunal administratif d’Orléans, suspension provisoire accordée par le juge administratif le 25 octobre 2019 en attendant le jugement définitif. Le mercredi 1er juillet prochain aura lieu l’audience pour défendre cet arrêté municipal, son bien-fondé et sa légalité.Un maire peut utiliser son pouvoir de police générale pour la prévention des troubles à l’ordre public en cas de circonstances locales particulières.

    Parmi les motivations de cet arrêté, il y a la prévention de la santé publique contre le risque sanitaire de zoonose, risque lié au déterrage des blaireaux, puisque le département du Loir-et-Cher est classé en zone 2 de surveillance tuberculose bovine. Cette pathologie issue des élevages bovins conduit souvent à l’abattage des troupeaux et est transmissible à la faune sauvage (cerf, sanglier et blaireau) aux chiens de chasse et aux humains.

    Dans le rapport de l’ANSES, agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (août 2019), il est mentionné : La vénerie sous terre est déconseillée dans les zones de prospection de département de niveau 2, en raison du risque de contamination pour les équipages de chiens, pouvant ensuite être un relais de contamination pour l’Homme.

    Un autre argument est la protection de la dignité humaine, les actes de cruauté et de barbarie sont indignes de l’Humanité. Ils sont incompatibles avec le projet communal de protection de la biodiversité engagé sur Valaire depuis plusieurs années, projet touristique et économique.Enfin, le blaireau est une espèce protégée par la Convention de berne, et ni la chasse ni le déterrage ne doivent mettre sa population en péril. Or, il n’existe aucune donnée fiable sur la population des blaireaux, pas plus dans le Loir-et-Cher que sur la commune de Valaire. Un inventaire de biodiversité communale est en cours de réalisation pendant deux ans.

    Tuer des blaireaux sans en connaître sa population est illégal et le Maire s’oppose à tout risque de mettre leur population en péril.La protection de la biodiversité est l’affaire de tous, les élus doivent montrer l’exemple.Le rapport au Vivant doit évoluer dans l’intérêt de l’Humanité.La démarche de Catherine Le Troquier est novatrice. Son action est soutenue par de très nombreuses associations, personnalités, élus, parlementaires.

    L’audience aura lieu le mercredi 1er juillet 2020 à 9h45 au Tribunal administratif d’Orléans

    https://mail.ovh.net/roundcube/?_task=mail&_frame=1&_mbox=INBOX&_uid=13797&_part=2&_action=get&_extwin=1

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  • juin
    16
    20

    Avec la chasse on en fini pas de « battre la salade »… Les mêmes poncifs, les mêmes éléments de langage sans cesse


     

    https://www.franceinter.fr/emissions/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-16-juin-2020


    Curieuse émission que cette émission intitulée : La chasse, une pratique écolo ?

    On a parfois l’impression que la réflexion et les commentateurs tournent en rond en répétant les mêmes poncifs, ne parvenant pas à élever la réflexion, à se demander si tout cela n’est pas finalement un peu voulu, calculé, : car sachez le, le chasseur est avant tout un amoureux de la nature et des animaux, il est bien le seul à connaître la nature et à être un représentant du monde rural, tous leurs contradicteurs ne le sont que parce qu’il sont des citadins éloignés d’une nature et des pratiques de chasse qu’ils ne connaissent pas (la preuve donnée par le premier « témoin », dès qu’il a connu la chasse, il a apprécié les chasseurs…)… mais bon ne sombrons pas dans ce qu’on pourrait nous reprocher comme du « complotisme »… Toujours est-il que nul doute que cette émission ne vient pas par hasard : la chasse est mise en cause de façon plus ou moins directe, ces derniers temps ce fut la chasse à courre, puis le déterrage, puis maintenant un intergroupe de parlementaires qui visent « les chasses dites traditionnelles »… Bref depuis longtemps maintenant lorsque la chasse se sent attaquée, elle riposte de suite en diffusant ses poncifs, ses lieux communs, ses éléments de langage, en trouvant des bons petits soldats qui mettent du coeur à la tâche.

    Ce fut le cas aujourd’hui avec cette étrange émission, qui dès l’entrée avait un caractère bancal : le référent, principal interlocuteur était un sociologue/chercheur/chasseur, qui s’est efforcé de préciser qu’il faisait la part de choses… Nous voilà rassuré…puis a suivi le premier témoignage d’un auditeur qui très habilement a pu exposer l’essentiel des poncifs reprisant l’image pouvant être écornée de la chasse, il fallait retenir que les chasseurs sont des personnes stables psychiquement, intelligents même, qu’ils font preuve de discernement, qu’ils font attention à ce qu’ils font, qu’ils avaient tué un sanglier (très gros) mâle, qu’ils n’auraient pas tué une femelle ou un jeune, qu’ils ont mis une bague , que d’ailleurs le sanglier n’est pas en voie de disparition et qu’il commet des dégâts dans les cultures… Bref que vient-on leur chercher des poux dans la tête, et d’ailleurs ce monsieur les a trouvés tellement sympathiques qu’ils ont échangé leurs numéros de téléphones… fermer le ban tout est dit… Et puis il manquait les chasseurs écologistes : ils entretiennent des zones humides favorables à la biodiversité (où ils se postent dans des huttes et y mettent des appâts vivants afin que de pouvoir attirer et tirer leurs congénères qui y viennent se reposer) et qu’on se le dise sans les chasseurs plus de sentiers dans les campagnes car il sont les seuls à les entretenir, tout le reste, ce ne sont que des dérives et cela relèverait de l’anecdotique, rien à voir avec le caractère sublime de la chasse qu’on ne peut ressentir qu’en la pratiquant…

    Bref le mensonge, la tromperie ne tuent pas nous en avons eu encore aujourd’hui la démonstration.

    Deux points ont été effleurés : la violence. Car la chasse, ce n’est pas contestable, est une pratique ludique violente et… létale. Et la pêche qui subit petit à petit la même tension éthique que la chasse (et oui le poisson souffre lorsqu’il est agressé physiquement…).

    Encore un coup d’épée dans l’eau…ou un bon coup de com de la FNC… Via le média national France Inter…

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  • juin
    11
    20

    Pour la chasse peu importe les espèces en déclin, à protéger ou protégées… C’est la vie qui doit tomber


     

    Aujourd’hui c’est à nouveau un ours qui est tué : Rien ne change, d’ailleurs y a-t-il une volonté politique pour que ça change ? Ah oui l’État va porter plainte… (un jour), pensons nous sérieusement que les tueurs vont avoir peur…. ? Qu’une (vraie) enquête sera diligentée avec cette hypocrisie assumée…

    « Un ours a été découvert mort dans les Pyrénées, en Ariège, ce mardi 9 juin 2020. Son corps comportait des traces de balles. L’État et les associations de défense de l’animal ont annoncé qu’ils allaient porter plainte. »

     » En permettant les tirs d’effarouchement, l’Etat a fait le jeu de l’opposition. Quand on est autorisé à porter un fusil sur les estives, on ne sait pas toujours de quoi il est chargé. On avait prévenu que ça pouvait arriver » dit Sabine Matraire, vice présidente de FERUS.

     

    Hier c’était un lynx. Comme le loup, comme l’ours, comme le renard, tuer un animal prédateur donne sans doute au chasseur/braconnier une jouissance particulière.

    S’agissant du lynx les chasseurs parlent ouvertement de régulation, voici ce qu’ils disent dans « Le livre blanc des prédateurs », une sorte d’incitation au braconnage :

    « La position des chasseurs français sur le lynx d’eurasie septembre 2008

    Les chasseurs français ne sont pas opposés à la présence du Lynx et le reconnaissent comme un élément parmi d’autres de la biodiversité sur notre Territoire, là où il s’est naturellement et durablement implanté.

    C’est le cas en particulier dans le massif du Jura, où la colonisation s’est réalisée à partir des animaux venus de Suisse et qui se sont installés et reproduits.

    Cela n’induit pas que cet animal, pour lequel un risque de disparition est aujourd’hui exclu, doive continuer de faire l’objet d’une protection totale qui confine à la sacralisation. Le lynx a été un révélateur de l’excellente gestion des ongulés par les chasseurs puisqu’il a ainsi bénéficié de ressources alimentaires qui ont favorisé son développement.

    Mais il occasionne également des dégâts sur les troupeaux de moutons, et fragilise le devenir des populations de chevreuils et de chamois, voire les met en péril localement. Comme pour les autres grands carnivores, il doit donc lui aussi se soumettre aux principes du développement durable, qui prescrivent l’équilibre entre les dimensions environnementales, socio-culturelles et économiques.

    La position des chasseurs français exprimée ici est principalement d’ordre cynégétique et concerne surtout la co-existence équilibrée entre le Lynx et la chasse, cette coexistence débordant sur des aspects liés au développement des territoires ruraux et à la place dévolue à l’homme et à l’animal en moyenne montagne. » http://chasseurdefrance.com/wp-content/uploads/2014/12/LIVRE_BLANC_PREDATEUR.pdf

    Ce n’est pas l’avis du Centre Athénas, Centre de soins pour animaux sauvages « spécialisé » dans l’accueil du lynx :

    « Comme toutes les décisions susceptibles de provoquer des réactions, celle-ci est passée très discrètement, le 12 juillet dernier : Le Préfet du Jura a validé par arrêté le Schéma Départemental de Gestion Cynégétique pour le Jura. Le problème avec ce document, c’est qu’il parle ouvertement de programmer la régulation de grands prédateurs, et l’évolution du statut de protection du lynx. Monsieur le Préfet, avez-vous oublié que ce genre de décision ne relève pas de votre compétence ? Le lynx est en effet une des espèces non « décentralisées », de compétence ministérielle. Il est également protégé par un arsenal législatif et réglementaire européen, en particulier la Convention de Berne, auquel la France doit se conformer.

    D ans leur souci de plaire au lobby de la chasse pour faire écho aux amitiés présidentielles, les services de l’Etat oublient-ils que le lynx est une espèce strictement protégée, de surcroît menacée, comme cela a été rappelé lors de l’Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN) réalisé par l’IUCN (International Union for Conservation of Nature) et le Muséum National d’Histoire Naturelle ?

    Nous avons donc introduit un recours gracieux auprès du Préfet du Jura pour lui demander de retirer cet arrêté. Nous espérons qu’il prendra la bonne décision dans le sens de l’intérêt général et pour la conservation du lynx et de son statut d’espèce protégée. S’il ne le fait pas (il est vrai que ce printemps il a qualifié les associations environnementales de fléaux à combattre), nous nous réservons la possibilité de poursuivre notre action devant la juridiction administrative pour obtenir l’annulation de cet arrêté.

    Contexte :
    Pour mémoire, la Fédération des Chasseurs du Jura a initié un projet nommé Programme Prédateur Proie (PPP), dont le fondement consiste à capturer 10% de la population de lynx tous les ans pendant 10 ans pour l’équiper de collier GPS (et renouveler les colliers) afin de comparer le prélèvement des chasseurs à celui du lynx, et en engrangeant au passage des subventions. Ce projet, à fins purement cynégétiques, et dont toute action de conservation est absente, jugé dangereux pour l’espèce et non concerté, a reçu à deux reprises le veto du Conseil National de Protection de la Nature (CNPN). Pourtant, il reçoit depuis plus de deux ans le soutien éhonté de l’ensemble des services de l’Etat, qui, passant outre l’avis des scientifiques et des connaisseurs de l’espèce, cherchent à l’imposer dans le PNA lynx (Plan National d’Action commandé par Nicolas Hulot juste avant sa démission). Une haute fonctionnaire du Ministère de l’Ecologie a même clairement annoncé la couleur en réunion devant 40 acteurs associatifs : « si vous voulez proposer des actions au PNA, il faudra transiger et accepter le PPP ».
    Très prochainement, début octobre, la DREAL Bourgogne Franche-Comté organise une réunion pour peindre le PPP en vert à fleurs roses. En clair, des agents de l’administration en charge de l’Ecologie se donnent un mal de chien et déploient un zèle incroyable pour défendre le projet des chasseurs, honni par la totalité des autres acteurs, en utilisant la carotte (aides financières) ou le bâton (pas d’aides financières). Exemple, la Fédération des chasseurs du Jura s’est vu attribuer une subvention de 30 000 € pour ce projet non autorisé (captures de lynx). A notre question sur la redistribution de cette somme (en théorie ) non utilisée, il nous a été répondu que ce n’était plus disponible pour le lynx. Peut-être ne sommes nous pas assez lisses ?
    Ainsi, toutes les opérations de sauvetage, capture d’orphelins, interventions pour prise en charge d’adultes accidentés, soins vétérinaires, rel
    âchers, achat et pose de colliers GPS, suivis de terrain, sensibilisation et information de la population (autre obligation relavant de la convention de Berne) mises en place au niveau national et assurées par notre structure seule, ne reçoivent de l’Etat que 7 500 € par an, soit moins de 10 % des dépenses encourues par notre association pour le lynx.

    A l’heure où l’on parle de disparition massive des espèces, d’urgence climatique, de nécessaire réorientation des priorités, on continue les petits arrangements entre personnes de bonne compagnie, pour satisfaire des besoins catégoriels très éloignés de l’intérêt général.

    Une fois encore, nous mettons les pieds dans le plat, mais sommes hélas bien seuls. Nombreux sont ceux qui préfèrent se taire pour bénéficier des miettes du festin cynégétique. Ne rien faire, c’est laisser faire : https://www.athenas.fr/regulation-du-lynx-le-centre-athenas-dit-non-au-prefet/ : « Il s’agit d’un délit qui porte une atteinte grave à la biodiversité », s’est émue la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), qui précise que le lynx boréal est une « espèce considérée comme menacée en France où il est strictement protégé ». Ces félins sont particulièrement mal vus par les chasseurs, car ils prélèvent bon nombre de proies.

    Début février, le Centre Athénas, basé dans le Jura et spécialisé dans la sauvegarde du lynx, avait déjà déposé trois plaintes pour des faits de « braconnage » à Fontenu (Jura), Les Planches en Montagne (Jura) et Fellering (Haut-Rhin, dans le massif des Vosges). Il dénonce par ailleurs « l’évidence du braconnage » des lynx, attesté par « la découverte de cadavres » et « l’apparition récurrente de jeunes lynx orphelins ».Il a été découvert mort dans un ravin à Ivrey, dans le Jura, le 17 mars,victime d’une gerbe de plombs. Un lynx boréal, seul grand félin sauvage présent en Europe et espèce menacée en France, été retrouvé tué par arme à feu, où une enquête pour braconnage a été ouverte. Selon le procureur de la République de Lons-le-Saunier, Lionel Pascal, « la thèse privilégiée est celle d’un acte volontaire ». Le magistrat a ouvert une enquête pour « destruction d’une espèce protégée ». Ces faits sont passibles de peines lourdes, allant de trois ans d’emprisonnement et de 150 000 € d’amende, jusqu’à sept ans de prison en cas de circonstances aggravantes comme celle de « bande organisée », a ajouté le procureur. »

    Il est à noter l’incohérence des services de l’État, entre le Préfet qui prend des décisions contraires à sa mission de protection et la DREAL qui rappelle la réglementation et à ce jour à notre connaissance, aucune plainte devant être suivie d’une enquête n’a aboutie.

    Concernant les espèces en déclin, à protéger, ou protégées, « pour la Fédération nationale des chasseurs (FNC), qui se dit engagée dans le processus de gestion adaptative depuis le début, l’interdiction générale de la chasse pour ces espèces ne garantirait pas une meilleure conservation. D’après son directeur général, Nicolas Rivet, c’est même la FNC qui a demandé une gestion adaptative pour les tourterelles des bois : «Il faut prendre en compte l’intégralité de la voie de migration. Souvent, les mauvais résultats de conservation ne viennent pas de la chasse mais de la disparition des habitats et de l’agriculture intensive.»

    Conclusion logique : les espèces sont en voies de disparition mais comme ce n’est pas à cause de la chasse, continuons à les détruire…

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