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Les associations s’opposent à l’abattage de renards en Seine-et-Marne


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Aujourd’hui samedi 13 février 2016, une battue administrative aux renards va avoir lieu sur la commune de Savigny le Temple, le préfet de Seine-et-Marne ayant autorisé ce type de battue partout dans le département.
A un moment où la France clame les vertus de la biodiversité, et que nombre d’agriculteurs voient en cette espèce un auxiliaire précieux qui consomme environ 6 000 rongeurs par an réputés pour détruire leurs cultures, il est étonnant d’en laisser toujours la gestion aux chasseurs qui ne considèrent la faune sauvage qu’en deux catégories celle de gibier ou de nuisibles…

Pourquoi ces battues ?
Alors que le renard est déjà classé « nuisible » sur la quasi-totalité des départements en France, il fait également l’objet de nombreuses battues administratives de destruction, autorisées par les préfets et les maires au motif de l’augmentation des populations de renards, notamment en milieu périurbain et urbain et les risques pour la santé et la sécurité publiques. Ces mesures administratives permettent à une équipe de chasseurs, menée par un lieutenant de louveterie, de tuer les animaux sur n’importe quel territoire, sans avoir à en informer le propriétaire, et a fortiori même sans son accord.
Cette atteinte au droit de propriété, comme à notre patrimoine naturel commun, est rendue possible pour mettre fin à une menace grave à l’ordre public ou qui mettrait en danger un intérêt considéré comme majeur. Le renard serait donc un danger pour la société…

La santé publique vraiment menacée ?
Depuis 2001, la France n’a plus aucun cas de rage vulpine, seule l’échinococcose alvéolaire est systématiquement
évoquée alors qu’elle est absente dans 75% des départements français et dont les chats et chiens sont une source de contamination bien plus importante que les renards. Le seul moyen efficace pour lutter contre l’échinococcose
alvéolaire est le dépôt d’appâts contenant un vermifuge…
Dès lors la destruction du renard n’a aucun sens, d’autant plus que la place laissée libre par un individu tué sera
rapidement réoccupée par l’un de ses congénères car plus on tue de renards plus on influe sur la fertilité de l’espèce, activant ainsi le phénomène de compensation…
Les associations signataires souhaitent conduire une action de conseil et invitent la municipalité de Savigny le Temple à prendre d’autres initiatives permettant de comprendre les raisons d’une éventuelle augmentation de la population des renards, augmentation qui ne pourrait s’expliquer que par des phénomènes « exceptionnels » dont les causes sont à rechercher.

Contacts presse :
François Darlot, Président du RAssemblement pour une France sans Chasse, tél 06 84 84 51 18
Ariane Ambrosini, service juridique Association pour la Protection des Animaux Sauvages, tél 04 75 25 62 16
Pascal Vuillaume, Président de Bio vivre en Brie, tél 06 35 97 08 83