• mai
    18

    L’abolition de la vènerie, chasse à courre et déterrage


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    La chasse à courre, abandonnée depuis la Révolution et réactivée par Napoléon, consiste à poursuivre un animal à cheval jusqu’à l’épuisement pour ensuite le tuer à l’arme blanche, si les chiens ne l’ont pas déjà déchiqueté. Il s’agit d’une pratique extrêmement cruelle qui n’est justifiée que par le plaisir de ceux qui s’y livrent, et qui scandalise tous les autres.

     

     

    La chasse à courre , pratique cruelle et désuète, comme toute forme de chasse doit être abolie.

     

     

     

    Le déterrage consiste à repérer les terriers des blaireaux et renards y faire entrer des chiens puis déterrer les animaux, les saisir par une pince métallique et les mettre à mort avec leurs portées relève d’un sadisme insupportable aujourd’hui au 21ème siècle.

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  • mai
    17

    Le loup


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    Canis Lupus Italicus est revenu en territoire Français naturellement via l’Italie. Et ce, après 400 000 ans de présence et 60 années d’absence dues à son éradication. La première observation qui a officialisé son retour fut réalisée dans le massif du Mercantour (Vallon de Molière) en 1992.

     

    Le rôle écologique du loup

    Le loup n’est pas présent par hasard. En se réappropriant des espaces naturels, il exerce son rôle salvateur et régulateur sur les milieux.

    Rôle écosystémique
    Ex. : Réintroduit en 1996 après son éradication dans les années 20 dans le parc du Yellowstone aux Etats-Unis, la présence du loup a refaçonné le paysage. Sa présence oblige les herbivores à se déplacer et cela favorise la végétation ; les prairies ont reverdi, les saules et les trembles sont revenus. La proportion d’arbustes broutés est passée de 100% à 20%. Les castors et certaines espèces de poissons ont profité de ce couvert pour habiter de nouveau le parc, et les oiseaux y retrouvent des endroits favorables à la nidification.
    http://oregonstate.edu/ua/ncs/archives/2011/dec/yellowstone-transformed-15-years-after-return-wolves

    Plus près de nous, les observations comparatives entre les zones « habitées » par le loup et les zones chassées où le loup est malvenu sont frappantes. Dans le massif des Abruzzes par exemple, les observations montrent que l’ensemble de la faune dans les zones habitées par le loup présentent un état sanitaire très satisfaisant, avec des signes de bonne santé psychique et physiologique identifiables, contrairement aux zones chassées, sans loup, où les animaux stressés et dérangés présentent des signes de faiblesse physiologique et des comportements anormaux de fuite liés au stress…

    En exerçant pleinement son rôle de prédateur naturel, le loup permet une excellente dynamique de ses proies. Une étude2 en IDAHO (USA) a démontré que l’évolution de l’écosystème est positive, dès lors que la population de loups se rapproche de son seuil biologique maximum dans un espace donné. D’autres études récentes tendent à démontrer la capacité des loups à reconstituer certains écosystèmes.

     

    L’alimentation du loup

    L’alimentation du loup est directement liée aux ressources de ses biotopes.

    L’analyse des crottes collectées dans les massifs des Monges, du Queyras, du Vercors, de Belledonne et de Maurienne ainsi que les suivis des meutes de Vésubie-Tinée et Vésubie-Roya, montrent que le loup se nourrit majoritairement de grands ongulés herbivores3. La part de prédation sur les animaux d’élevage varie suivant la quantité des ressources sauvages4. Les attaques de troupeaux vont être significativement plus importantes lorsque la faune sauvage se raréfie (Source FERUS). Une étude5 de 3000 restes de repas en Allemagne montre que le repas du loup est composé principalement de chevreuils (55,3%), de cerfs (20,8%), de sangliers (17,7%), de lièvres (3%). La chasse, de plus en plus orientée sur les grands ongulés, perturbe considérablement les possibilités de ressources alimentaires naturelles du loup. La réduction trop importante de ces ressources, constituées essentiellement d’ongulés sauvages, provoque immanquablement, dans certaines régions, un recours aux cheptels domestiques, souvent laissé sans protection. On assiste alors pour ce régulateur, à de « l’over killing » sur des proies faciles qui restent groupées. La prédation sur la faune sauvage est toute autre, seul un individu est prélevé en l’absence du reste de la harde, dont la fuite ne peut être contenue. Le loup et la meute ne se focalise que sur cette proie.

    Cette chasse naturelle du loup a l’avantage, contrairement à la chasse artificielle de l’homme, d’assurer à la faune sauvage un « retour » à un comportement espèce-proie profitable à son équilibre psychique.

     

    La cohabitation et le pastoralisme

    Ce sujet fait l’objet d’une sorte de bras de fer, bien franco-français, avec des confrontations où se mêlent positions intransigeantes, pressions de type lobbyiste, intérêts corporatistes, suivisme politique, etc., les naturalistes et le loup étant placés comme boucs émissaires d’une filière en perdition.

    Nous remarquons que depuis 1993, le nombre d’ovins n’a cessé de décroître6 (depuis 1998 en PACA) de même que le nombre d’éleveurs. Parallèlement on constate une forte progression des troupeaux dits volumineux de plus de 350 brebis (souvent de 3000 à 3500 têtes). Alors que l’Italie et l’Espagne, qui comptent environ 600 loups, et pour l’autre 2000, avec respectivement 7 et 14 millions de moutons, sont des pays « autosuffisants » en matière de consommation d’ovins (à hauteur de près de 70 % pour l’Italie et 116 % pour l’Espagne7) la France, elle, avec 7 millions d’ovins8 et quelque 200 à 250 loups, importe 85 % de sa viande ovine. Si la prise en compte de la présence du loup a permis d’améliorer les conditions d’exercice du pastoralisme en apportant des financements et compensations des contraintes liées à la présence des prédateurs, la tendance est encore à l’abandon du gardiennage et à l’accroissement des troupeaux, dans un système de « ranching ».

    Il y a des antagonismes qui ne trouveront jamais leur équilibre et cela n’a rien à voir avec la présence du loup.

     

    Le loup et la chasse

     

     

     

     

     

    Son bol alimentaire est amoindri par les plans de chasse, et s’ajoute le dérangement et la perturbation apportés par les battues. Le loup doit avant tout trouver son alimentation dans son milieu de vie pour ne pas se tourner vers les troupeaux. Il y a donc incompatibilité entre la pratique de la chasse et la préservation de la présence du loup.

    La première des mesures à prendre est donc de limiter voire de supprimer la chasse sur les zones de présence permanente (ZPP) du loup, afin de lui laisser la possibilité de jouer pleinement son rôle.

     

    Les conditions d’une cohabitation harmonieuse

    Nous ne sommes pas opposés au maintien des activités pastorales, mais elles doivent pouvoir s’adapter à la présence du loup. La difficulté est de parvenir à « conditionner » l’animal à respecter, dans toute la mesure du possible, les activités humaines.

    Nous connaissons les critères permettant une bonne gestion et le maintien de la sécurité du troupeau par le berger, il reste donc à trouver les moyens de limiter au maximum l’attraction du loup vers les cheptels domestiques. Les techniques basées sur l’effarouchement trouvent assez rapidement leurs limites et sont régulièrement détournées par l’animal. La destruction n’est pas la solution pour cette espèce « clef de voute » des écosystèmes. Il s’agirait, en recensant études, compétences et procédés techniques, de trouver des voies efficaces et reproductibles permettant de faire apprendre au loup, dès la première tentative, à éviter les troupeaux. Ce point précis pourrait faire l’objet d’un Colloque, à finalité pratique, rassemblant scientifiques, naturalistes, experts et « praticiens » du loup, afin de trouver des méthodes de « conditionnement » durables, et transmissibles entre membres de l’espèce. Et de pouvoir les mettre en place.

     

     

     

     

    Conclusion : Elément de la biodiversité, comme n’importe quelle espèce, le loup n’est pas un mythe ni un animal nuisible, n’en faisons pas un animal « sacré », mais simplement un exemple du combat mené pour la protection de la nature et de ses espèces constituantes.

    Il est essentiel d’accepter que la question du loup (des grands prédateurs en général – LoupLynxOurs) fasse appel à l’intelligence et invite à croiser plusieurs champs de connaissances. Pour parvenir à dénouer la complexité du problème, il ne faut ni exagérer ni réfuter les difficultés encourues, et savoir analyser les rouages d’une instrumentalisation politique.

     

    1 Geneviève Carbone éthologue spécialiste du loup, à l’origine de la première observation du loup en 92
    2 Cogestion Intergouvernementale du Loup gris en IDAHO – Nicolas Barbier Docteur en géographie.
    3 Les grandes proies sont récompensantes pour le Loup. Sangliers, mustélidés, marmottes, mésoprédateurs (renards, blaireaux) sont anecdotiques… mais aussi végétaux, baies…
    4 La réduction des attaques sur les cheptels domestiques est inversement proportionnelle à l’agrandissement des individus de la meute !
    5 http://2doc.net/13v4c
    6 Etude Boust et Bastille 1999 et Tchakérian 2007
    7 Institut de l’élevage2012
    8 Répartition : PACA – RHONES ALPES – Midi Pyrénées – Auvergne – Limousin – Bourgogne – Poitou Charente / INSEE 2012

     

     

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  • mars
    31

    Le piégeage


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    Les espèces piégeables en France

    Le piégeage concerne les espèces classés « nuisible », aujourd’hui depuis la Loi Biodiversité « espèce susceptible d’occasionner des dégâts », ce qui ne change rien à la situation de ces animaux. Cette notion est sans fondement scientifique, chaque espèce ayant sa place au sein de l’écosystème.

    Les liste des espèces varie d’un département, elle est fixée par arrêté ministériel et préfectoral.

    Mammifères :

    Martre
    Belette
    Fouine
    Renard
    Lapin de garenne
    Chien viverrin
    Putois
    Ragondin
    Rat musqué
    Raton laveur
    Vison d’Amérique

    Oiseaux :

    Corbeau freux
    Corneille noire
    Étourneau sansonnet
    Geai des chênes
    Pie bavarde
    Pigeon ramier

    Rares sont les pays d’Europe ayant une liste aussi longue d’animaux piégeables !

     

    Des pièges cruels ou stressants

     

     

     

     

     

    Beaucoup de pièges sont douloureux pour l’animal. Les animaux attrapés dans les collets à arrêtoir se blessent en essayant de partir (il arrive que des animaux meurent pendus). Certains, pris la patte dans un piège, se blessent en tentant de s’enfuir. Il faut savoir qu’il existe des pièges légaux qui provoquent la mort de l’animal par noyade ! D’autres pièges, s’ils ne conduisent pas à une mort douloureuse, sont très stressants pour l’animal prisonnier qui attend l’heure de sa mort (en général coup de matraque, parfois de fusil).

    Le piégeage n’a aucune raison d’être. C’est une pratique perpétuée par les chasseurs dont le plaisir morbide et sadique est de s’approprier des proies. Il est temps au XXIème siècle de mettre un terme définitif à ces pratiques honteuses et barbares d’un autre âge.

     

    Des pièges non sélectifs

    La majorité des pièges utilisés actuellement en France ne sont pas sélectifs.

    Ainsi, des espèces protégées, non piégeables ou domestiques se font prendre dans les pièges.

    Par exemple, dans certaines régions les populations de blaireaux (non piègeable) ont fortement chuté suite à l’installation de collets destinés aux renards.

    Il est fréquent que des rapaces meurent dans les pièges appelés Bélisle.

    Genettes, chats sauvages et autres espèces protégées ou domestiques se font tuer dans des pièges « à assommoirs ».

    Dans certains lieux sont utilisées des tendelles à grives. Cependant, très souvent des rouges-gorges et fauvettes se font tuer ! Il n’est pas rare que des chats se prennent dans des pièges (certains y laissant la vie).

    Ces pratiques se déroulent en toute opacité. L’animal est totalement livré aux conduites d’individus dont les motivations sont suspectes. On peut imaginer le sort réservé à l’animal, qu’il soit désigné comme piégeable ou pas.

     

    L’utilisation d’appâts vivants

    Il existe des pièges fonctionnant à l’aide d’appelants vivants ! C’est le cas de certains pièges pour pies et corvidés. On trouve aussi des cages dans lesquelles sont placés des faisans pour attirer les renards.

    Ainsi, ce sont des milliers d’oiseaux (pies, corbeaux, corneilles, faisans, etc.) qui passent leur courte vie emprisonnés dans un espace minuscule, dans l’unique but d’attirer au piège leurs semblables ou leurs prédateurs.

     

    Pendant l’hiver et en période de reproduction

    Et en France le piégeage est autorisé toute l’année !

    En hiver, les animaux sont souvent faibles car la nourriture se fait rare. C’est notamment le cas des petits prédateurs (renards, putois, fouine, vison, etc.) qui parcourent de longues distances pour tenter de trouver quelque chose à se mettre sous la dent.

    Il est inadmissible que les piégeurs profitent de cette situation pour tendre leurs pièges en ayant ainsi la certitude d’y attraper rapidement un animal affamé croyant enfin avoir trouvé un peu de nourriture !

    Ce sont ainsi annuellement des milliers de jeunes mammifères ou oisillons qui meurent de faim au terrier ou au nid, leurs parents s’étant fait piéger ! Bien sûr, les piégeurs l’ont compris, et c’est pour cela que le printemps est la pleine saison du piégeage.

    Le piégeage est intimement lié à la chasse. Il est urgent que ces pratiques barbares, qui représentent une honte pour l’humanité disparaissent définitivement.

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  • mars
    31

    Le déterrage


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    Le déterrage

    Le déterrage – ou petite vènerie ou vènerie sous terre – est une forme de chasse particulièrement abjecte. Ces chasseurs, appelés déterreurs, insèrent des chiens dans un terrier (principalement de blaireau ou de renard). Leur rôle est d’acculer l’animal sauvage. Pendant ce temps, les déterreurs creusent à l’aide de pioches et de pelles en direction des aboiements. Enfin, ils « arrachent » du terrier les malheureuses bêtes généralement avec des pinces métalliques ! Elles sont alors torturées avant d’être abattues à l’arme blanche, à coup de pelle ou de fusil.

    Sans parler de l’éventuelle portée : en effet, les blaireaux sont déterrés du 15 mai au 15 janvier, et les déterrages ont lieu toute l’année pour le renard et le ragondin (s’ils sont classés nuisibles). La majorité des déterrages se produisant entre les mois de mars et de juin, il arrive très souvent que les déterreurs trouvent une femelle avec sa portée, qui est donc également détruite sous les rires et les quolibets de ces demeurés. C’est d’ailleurs le but recherché par les déterreurs.

     

    Une pratique très cruelle

    -Une capture lente et angoissante

    Un déterrage se déroule soit le matin, soit l’après-midi, voire même toute une la journée. Cela signifie que pendant plusieurs heures l’animal stresse, bloqué dans son terrier.

    -Bloqué et mordu par les chiens

    Pendant que les déterreurs creusent, l’animal doit être acculé durant plusieurs heures au fond de terrier par un chien. Il arrive souvent que des combats violents aient lieu. Parfois, plusieurs chiens mordent et chacun tire de son côté. L’animal finit par avoir les yeux exorbités de douleur, et ses entrailles lui sortent du ventre.

    -Saisie violente avec une pince

    Il est très fréquent que l’animal soit retiré de son terrier avec des pinces métalliques le saisissant au niveau du cou, du museau ou de la patte !

    -Mise à mort douloureuse

    Les renards et blaireaux adultes sont la plupart du temps tués avec une dague ou un couteau ! Le coup fatal est rarement le premier, l’animal se débat et crie de douleur pendant plusieurs dizaines de secondes. Quant aux renardeaux ou blaireautins, les déterreurs ont pour tradition de les tuer à coup de pelles ou de talons, s’ils n’ont pas été tués par les chiens…

    -Témoignages

    « Trois, quatre heures passent. C’est aux aboiements des chiens que les déterreurs devinent que l’animal traqué, harcelé, n’est plus qu’une loque. Alors, ils ouvrent le terrier avec une pelle et saisit au bout d’une longue pince l’animal, déchiqueté, souillé de terre et de sang.  Une renarde qui ose encore se cabrer, yeux exorbités par la douleur, avec sans doute, l’effroyable pensée de ses petits livrés à l’ennemi. On l’achève d’un coup de pistolet en même temps que sautent les bouchons de champagne. Quant aux renardeaux, tradition oblige, un bon coup de talon leur écrase la tête. » Paule Drouault.

    « La renarde et ses renardeaux ont été tués à coups de pelles et de pioches devant de jeunes enfants assistant à cette exécution » Témoignage reçu au ROC.

     

    Pendant la période de reproduction

    Les déterrages des renards ont pour la plupart lieu entre mars et juin. Or, c’est la pleine période de reproduction des renards. Idem pour le blaireau, où les déterrages se pratiquent généralement en mai/juin. Ainsi, ce sont des portées entières qui sont exterminées par les déterreurs, comme le montrent cette photo.

     

    Une nuisance pour la faune

     

     

     

     

     

     

    Il est fréquent que les terriers des blaireaux soient partagés avec d’autres animaux. En effet, cet animal cohabite pacifiquement avec d’autres espèces dont certaines sont protégées. C’est par exemple le cas du chat forestier, où chaque année des portées entières de chatons sont sans doute tuées par les chiens à l’intérieur des terriers. Des naturalistes ont déjà observé des loutres (espèce rare et également protégée) vivant avec des blaireaux. Des scientifiques ont également constaté, à plusieurs reprises, qu’une espèce de chauve-souris (menacée) peut vivre dans les calcaires des terriers de blaireau. Il y a également certaines espèces de mustélidés (aussi en diminution) qui logent avec les blaireaux.

    Ainsi, le déterrage nuit donc aussi à de nombreuses autres espèces que celles chassées. Il peut mettre en péril l’avenir de la faune, car beaucoup d’espèces rares et menacées cohabitent avec les blaireaux.

     

    Des championnats de déterrage

    Alors que l’Europe prend une direction plus éthique et écologique, les chasseurs français organisent chaque année des concours de déterrage. Durant plusieurs jours, des centaines de déterreurs accompagnés de leurs chiens vont pouvoir s’amuser à exercer leur passion sanguinaire en déterrant plusieurs dizaines de terriers. Cette pratique est en elle-même une horreur, mais les chasseurs poussent l’absurdité jusqu’à en faire une fête, un concours, un championnat !

    Les déterreurs et les chiens sont évalués suivant leur rapidité, leur efficacité et sur la qualité de leur travail.

    De plus, ces concours ont souvent lieu en mai, alors que les jeunes ne sont pas encore sevrés !

    Ils constituent également une forte nuisance pour la faune, car de nombreuses espèces (dont certaines protégées) cohabitent avec les blaireaux.

    Aussi, le blaireau est une espèce fragile ayant une dynamique de reproduction très faible. Cela signifie que ces régions, où des dizaines de terriers sont déterrés, auront une densité de blaireaux très faible pendant de nombreuses années.

    Un tel acharnement sur ces animaux est inadmissible, nous ne pouvons pas accepter que l’on fasse de cette pratique, cruelle et néfaste pour la faune, un « championnat » !

    Note : une modification récente de la législation semble avoir interdit les concours de déterrage… mais a introduit la notion de « journée de formation » en remplacement…

     

    Le blaireau, espèce menacée, protégée dans la plupart des autre pays

    Le blaireau est une espèce très fragile. Ces effectifs sont en diminution dans de nombreuses régions. De plus, cette espèce s’autorégule naturellement et ne peut donc proliférer. Ainsi, la plupart des autre pays ont compris la nécessité de la protéger : En Espagne, Grande-Bretagne, Luxembourg, Italie, Belgique, Pays-Bas, Danemark, Grèce, Irlande, Portugal… les blaireaux ne sont pas chassables.

    Mais visiblement, cela n’a pas l’air d’inquiéter les chasseurs français, qui continuent à les détruire, et qui vont même jusqu’à demander son inscription dans la liste des animaux « nuisibles » !

    Le blaireau doit obtenir le statut d’espèce protégée !

    Nous demandons l’interdiction immédiate du déterrage !

     

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  • mars
    31

    Les espèces chassées


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    La France est le pays d’Europe ayant le plus grand nombre d’espèces chassées. Parmi ces espèces, de nombreuses ont des effectifs en diminution.

    Sur les 64 espèces d’oiseaux aujourd’hui chassées en France, 20 sont menacées d’extinction à l’échelle européenne selon la liste rouge de l’UICN.

    Chaque année, environ 40 millions d’animaux sont tués par les chasseurs (et environ 5 millions sont blessés).


    Voici la liste des espèces chassables en France :


    Oiseaux :

    Alouette des champs
    Barge à queue noire
    Barge rousse
    Bécasse des bois
    Bécasseau maubêche
    Bécassine des marais
    Bécassine sourde
    Bernache du Canada
    Caille des blés
    Canard chipeau
    Canard colvert
    Canard pilet
    Canard siffleur
    Canard souchet
    Chevalier aboyeur
    Chevalier arlequin
    Chevalier combattant
    Chevalier gambette
    Colin de Californie
    Colin de Virginie
    Corbeau freux
    Corneille noire
    Courlis cendré
    Courlis corlieu
    Eider à duvet
    Etourneau sansonnet
    Faisan de Colchide
    Faisan vénéré
    Foulque macroule
    Fuligule milouin
    Fuligule milouinan
    Fuligule morillon
    Garrot à œil d’or
    Geai des chênes
    Gelinotte des bois
    Grand tétras
    Grive draine
    Grive litorne
    Grive mauvis
    Grive musicienne
    Harelde de Miquelon
    Huîtrier pie
    Lagopède des Alpes
    Macreuse brune
    Macreuse noire
    Merle noir
    Nette rousse
    Oie Bernache
    Oie cendrée
    Oie des moissons
    Oie rieuse
    Perdrix bartavelle
    Perdrix grise
    Perdrix rouge
    Pie bavarde
    Pigeon biset
    Pigeon colombin
    Pigeon ramier
    Pluvier argenté
    Pluvier doré
    Poule d’eau
    Râle d’eau
    Sarcelle d’été
    Sarcelle d’hiver
    Tétras lyre
    Tourterelle des bois
    Tourterelle turque
    Vanneau huppé


    Mammifères :

    Blaireau
    Belette
    Cerf élaphe
    Cerf sika
    Chamois/Isard
    Chevreuil
    Chien viverrin
    Daim
    Fouine
    Hermine
    Lapin de garenne
    Lièvre brun
    Lièvre variable
    Marmotte
    Martre
    Mouflon
    Putois
    Ragondin
    Rat musqué
    Raton laveur
    Renard
    Sanglier
    Vison d’Amérique

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