Fév
21
22

Une jeune femme, Mélodie, est morte sur un chemin, tuée par une balle destinée à un sanglier


Hier, une jeune femme est morte sur un chemin, tuée par une balle destinée à un sanglier.
Evidemment les règles de sécurité basiques n’ont pas été respectées, notamment le tir fichant.
Mais les « mesures » de sécurité, quelles qu’elles soient, n’empêcheront jamais ces passionnés de la mort d’entrer en transe jouissive… Et perdant tout discernement de s’affranchir de toutes les règles.
Dès lors la question n’est pas celle de la sécurité mais celle de cette pratique : des pratiquants d’un divertissement, d’une activité à haut risque létal, peuvent-ils mettre en danger de mort les non pratiquants?
Cette tragédie s’ajoute à une répétition macabre de promeneurs, de vététistes, d’automobilistes, d’enfants, d’habitants tués chez eux, comme l’a été Morgan dont nous commémorons régulièrement la mémoire.
Nul doute que le temps passera sur l’émotion du moment et surtout sur les effets d’annonce hypocrites des politiques qui font semblant de découvrir une réalité morbide.
Et comme à chaque drame , on le voit, rien ne vient s’opposer à la fierté d’être un chasseur, il n’y a aucune place au doute, tant le déni de l’inutilité, de la nuisance, de la violence, de la brutalité la plus grossière est puissant.
Seul le couperet de la loi imposant l’abolition de ces pratiques iniques et inacceptables pourra espérer protéger la population, et soulager enfin la faune de ces agressions insupportables.